Le chef conservateur Stephen Harper a refusé de prononcer le mot récession ou de le définir lundi.

Omertà: Stephen Harper exagère

Le bureau du Premier Ministre serait-il en procès? Un employé de ce bureau, dont la mission première est de préparer les lignes médiatiques pour mettre dans la bouche des ministres et députés conservateurs, a été vu à discuter avec un témoin dans l'affaire Duffy. On a demandé à Stephen Harper s'il avait envoyé cet employé pour diriger le témoin dans son témoignage. M. Harper a utilisé la phrase bidon passe-partout qui lui permet d'éviter de répondre aux questions légitimes des journalistes : «Je ne commente pas une affaire qui est devant les tribunaux». Il faudrait donc croire que le bureau du PM est appelé à répondre devant les tribunaux de corruption de témoin. Le PM utiliserait alors son droit au silence pour ne pas s'incriminer lui-même.
Pourtant M. Harper, en refusant de répondre, a donné une réponse tacite que son employé a sa bénédiction pour exercer une influence dans le procès Duffy en mettant de la pression sur un témoin. M. Harper n'a pas nié qu'il participe à de tels gestes interdits par le code criminel. Il n'a pas indiqué qu'il enquêterait sur les démarches de cet employé pour sévir ou pour l'empêcher de continuer à intervenir dans les coulisses de ce procès.
L'omerta pratiquée par le bureau du PM devient inquiétant. Le refus de répondre ou les réponses évasives de ce gouvernement sont devenues problématiques.
Jeannot Vachon 
Québec