Omar Khadr: un malaise partagé

En réaction au Point de vue «Que devrais-je dire à mes filles?» paru le 11 juillet
Suite à la parution du point de vue de M. Yves Richard au sujet de la compensation donnée à M. Omar Khadr, je voudrais dire à M. Richard qu'il a réussi à mettre en mots le malaise que j'ai ressenti en apprenant la nouvelle de la compensation offerte à M. Khadr. Non ce n'est pas du racisme ni de l'envie, juste une impression, encore une fois, que le paraître l'emporte sur le bon sens. Merci M. Richard d'avoir mis en mots mon malaise et bon courage pour la suite de votre vie. 
Claude Moisan, Cap-Santé
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Omar Khadr, terroriste ou agneau?
Je pense que certaines personnes auraient intérêt à visionner les documentaires sur Omar Khadr avant de critiquer l'entente qui lui a procuré 10,5 millions. On lit des choses du genre que Khadr voulait tuer le plus d'Américains possible et qu'il a, dans un geste criminel, lancé une grenade qui a tué un soldat américain et en a rendu un autre borgne. Comment peut-on considérer comme avérés ces allégations pour lesquelles l'armée américaine qui était sur place n'avait pas la moindre preuve à présenter? Les Américains étaient en Afghanistan pour y renverser le gouvernement en place et étaient dans une opération de massacre de présumés terroristes. Un enfant parmi eux était blessé mais encore vivant et on l'a emprisonné et torturé pendant 10 ans en essayant de lui faire porter le chapeau d'une mort qui aurait très bien pu être accidentelle et causée par un soldat américain.
Omar Khadr n'est pas le terroriste fanatique et hargneux comme certaines personnes essaient de le décrire, notamment les victimes et leurs familles. Cet homme est doux comme un agneau. Il n'a pas une once de hargne et de ressentiment contre notre gouvernement qui l'a abandonné à ses tortionnaires pendant si longtemps. Il était un enfant qui s'est fait entrainer par son père dans une voie qu'il n'a pas choisie de lui-même.
Il faudrait renier nos droits fondamentaux pour permettre non seulement d'emprisonner un citoyen sans procès mais de le torturer en plus pendant une décennie puis de le libérer avec une simple tape dans le dos? Simplement parce vous vous êtes retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment?
Jeannot Vachon, Québec