OK, j’ai compris

Je suis de la génération qui a vu naître le Parti québécois et qui a rêvé avec René d’un pays. Peut-être que nos rêves ne se sont pas tous réalisés, mais nous avons changé le Québec. La nationalisation de l’électricité par René, sous Jean Lesage, et la naissance d’un parti pris pour l’autodétermination d’un petit peuple de Gaulois résistant à une langue étrangère nous a mobilisés.

La Caisse de dépôt, Robert Lepage, le Cirque du Soleil et Céline, c’est bien assez pour se valoriser. Que dire de l’assurance automobile et d’une régie des alcools nationalisée, d’une Loto-Québec partagée, de la modification du Code civil et du «Je me souviens» sur une plaque d’auto neuve ou usagée.

Avec René, j’ai rêvé, mais ce temps est maintenant passé. Je me dois de réaliser que nous avons une jeunesse pleine d’enthousiasme, pleine de nouvelles idées, pleine de rêves à réaliser comme nous… il y a de cela près de 40 ans. En vérité, il nous faut passer l’arme à gauche et laisser tomber, car si nous avions la vérité, cela se saurait.

Notre rôle maintenant serait plus d’appuyer ceux et celles qui veulent une souveraineté renouvelée pour protéger notre environnement du pétrole plutôt que de langues étrangères que nos enfants parlent tous couramment.

Avec un Québec solidaire, le rêve redevient possible… députés du Bloc québécois qui attendez votre pension et députés du Parti québécois qui voulez la souveraineté, acceptez que Martine Ouellet, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois la fasse autrement… et solidairement.

Martin Bouchard, Québec