Notre vieille Terre d'abord

Découverte d'une exoplanète à «seulement» 40 années-lumière de distance nous disent les astronomes et physiciens. Je les soupçonne de sous-entendre que lorsque la Terre sera rendue inhabitable par nos excès, il nous suffira de déménager sur Trappist-1 a, b, c, d, e, f ou g. Alors, faisons un petit calcul : s'il a fallu 40 ans à des photons de lumière, qui voyagent à près de 300 000 km par seconde, pour se rendre jusqu'à nous, il nous faudrait environ 600 000 ans pour parcourir la mê-me distance selon les connaissances et techniques actuelles. Welcome abord!
Découverte d'une exoplanète à «seulement» 40 années-lumière de distance nous disent les astronomes et physiciens. Je les soupçonne de sous-entendre que lorsque la Terre sera rendue inhabitable par nos excès, il nous suffira de déménager sur Trappist-1 a, b, c, d, e, f ou g. Alors, faisons un petit calcul : s'il a fallu 40 ans à des photons de lumière, qui voyagent à près de 300 000 km par seconde, pour se rendre jusqu'à nous, il nous faudrait environ 600 000 ans pour parcourir la mê-me distance selon les connaissances et techniques actuelles. Welcome abord!
Ne pourrait-on pas plutôt suggérer à chacun des terriens que nous sommes, un voyage d'environ 40 secondes, soit le tour de notre terrain et regarder ce que nous pouvons faire d'utile pour sauver notre jardin? C'est sans doute moins excitant que de fantasmer sur les bien nommées exoplanètes appelées injustement «nouvelles terres», mais tellement plus utile pour réparer l'environnement de notre si petite planète.
Yvan Dion, La Malbaie
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Venezuela : le pétrole en cause
J'y suis allé pour le travail en 2003 et ça n'allait déjà pas très bien. Caracas était une ville pauvre et dangereuse, j'ai même assisté à une fusillade en pleine rue. Si aujourd'hui on dit que la situation est catastrophique, je n'ai aucune difficulté à le croire.
En 2003, les revenus du pétrole finançaient la majeure partie des activités économiques et étatiques. L'essence à la pompe était à quatre cents le litre. Le clivage important entre les riches et les pauvres était le fléau que le pauvre Hugo Chavez pensait éradiquer en s'inspirant de Simon Bolivar et son ami Fidel Castro. En nationalisant le pétrole, l'ami du peuple à l'égo surdimensionné a cru que les pétrodollars le rendraient tout-puissant.
Le cocktail explosif du pétrole, de la corruption, de la pauvreté et de la mauvaise gouvernance est tout de même venu à bout du pays qui est aujourd'hui exsangue. Le pays était accro au pétrole, la chute internationale des prix l'a immédiatement précipité dans la dèche. Hugo l'avait pas vue venir, celle-là.
Le beau rêve d'une société juste et prospère ne pouvait tout simplement pas se financer avec des pétrodollars. Il leur faudra trouver mieux, je leur souhaite de tout coeur.
André Verville, Lévis