Notre dette au PQ

Un nouveau gouvernement a été élu le 1er octobre dernier. La démocratie a parlé haut et fort. Les différents partis n’avaient pas de grands projets à proposer ou si peu. Je suis bien d’accord avec Gilbert Lavoie pour dire qu’elles sont bien loin, les élections de 1960, où le slogan des libéraux était «Maître chez nous» et celles de 1976 où, pour la première fois, un parti souverainiste était élu.

La dégringolade en chute libre du Parti québécois m’a laissé un goût amer et une profonde tristesse. Cela démontre bien que les temps ont changé et que la souveraineté du Québec dont nous avions tant rêvé dans notre jeunesse n’est plus un objectif pour la majorité des Québécois.

J’aimerais toutefois rappeler que c’est le Parti québécois qui, en adoptant la loi 101, a mis un frein à l’anglicisation en obligeant les immigrants à envoyer leurs enfants à l’école française. Avant cette loi, les immigrants et même les Québécois avaient le libre choix de l’école pour leurs enfants. Il est inutile de dire que plusieurs optaient pour l’école anglaise. 

Si le Parti québécois n’apparaît plus comme une option souhaitable, rendons-lui au moins justice en reconnaissant qu’il a été le gardien de notre langue et de notre culture.

Diane Latulippe, Québec