Nos désirs et ceux des évêques

La position prise par l'Assemblée des évêques catholiques du Québec m'a choqué. Si l'on doit bien reconnaître que certaines pratiques manquent d'élégance et de dignité, ce n'est pas une raison à mes yeux pour imposer une règle à tout le monde. Si je ne veux pas finir exposé sur une tablette, c'est tout de même mon droit et je dénie formellement aux évêques québécois toute autorité pour m'imposer leur solution.
À son décès, ma mère a souhaité que ses cendres soient enterrées en forêt, au pied d'un jeune hêtre (en Suisse, où cet arbre est commun et se développe très bien). Quelques années plus tard, mon père a demandé la même chose. Mes parents se sont ainsi retrouvés dans un arbre superbe, qui a maintenant une vingtaine d'années. N'est-ce pas plus beau que d'être alignés dans des bocaux sur une tablette? 
Ma femme et moi-même avons exprimé le même désir dans nos dernières volontés, et ce n'est certainement pas une assemblée d'évêques qui doit nous en empêcher.
Jean-Jacques Chevallier, Québec