Le superpétrolier Minerva Gloria est passé devant Saint-Jean-de-l'Île-d'Orléans récemment.

Non merci, trois fois

On demande aux gens du Québec s'ils préférent recevoir du bitume toxique en provenance de l'Alberta par train, par oléoduc ou par superpétroliers. Pour ma part, la réponse, dans tous les cas, c'est non.
Surtout que ce bitume ne nous est pas destiné. Il ne fait que transiter par ici. Les producteurs logent ailleurs, les clients aussi. La part qui nous est allouée, c'est le risque d'un ou de plusieurs déversements. L'avenir qu'on nous réserve, c'est celui d'une autoroute de bitume toxique.
Jadis porteurs d'eau, comme certains disaient, désormais transbordeurs de pétrole empoisonné. Tout un progrès! On peut faire mieux.
Par exemple, réduire notre dépendance du pétrole par l'électrification des transports publics et celle des automobiles On règlerait ainsi le problème des surplus d'Hydro-Québec et on se réjouirait de la construction d'éoliennes. On diminuerait la quantité de gaz à effet de serre et on pourrait améliorer la qualité de l'air dans les milieux urbains.
S'ensuivraient des retombées hautement souhaitables, parmi lesquelles une population en meilleure santé et des finances publiques en meilleur état. On peut être soucieux des problèmes que connaissent les exploitants de bitume toxique, mais cela n'exige pas de donner à ceux-ci le droit de risquer de polluer les terres, les eaux et les milieux de vie. Ce serait irresponsable de leur accorder un tel droit.
Louis O'Neill, Québec