Non aux 16heures obligatoires

Une grande amie à moi a travaillé comme infirmière dans le milieu de la santé pendant plus de 30 ans.

Diplômée du cégep en 1975, elle a été parmi les premières à compléter un bac en nursing dans les années 80. Lequel bac lui a sans doute permis d’obtenir un poste de supervision, impliquant la gestion des horaires de travail. Comme je lui parle de la «santé» (et de sa santé bien sûr!) lorsque je la vois, elle me confirme toujours que la «santé» a toujours été en crise, en réorganisation, depuis les années 70.

Elle se souvient de ce premier «16 heures» qu’on lui avait demandé de faire, elle l’avait refusé. Avait-elle été sanctionnée et était-elle alors obligée d’accepter? Je ne sais pas. Devenue superviseure 8-10 ans plus tard, me dit-elle, c’est elle qui faisait brailler «les filles» qui, elles non plus, ne voulaient pas faire de «16 heures».

C’est une chose de ne pas vouloir faire un «16 heures». C’en est une autre de savoir si on est capable de le faire.

Pierre Drolet, Neuville