Le projet de loi C-19, adopté en avril 2012 par le gouvernement Harper, abolissait toute la portion des armes non restreintes de la banque de données fédérales créée dans la foulée de l'école Polytechnique.

Non au registre des armes

Au Dr Philippe Couillard, premier ministre du Québec
«Une arme à feu accrochée au mur ne partira jamais seule pour tuer un être humain. Ça prend un être humain pour aller tuer un autre être humain.» Le problème est donc dans l'être humain et non dans l'accessoire ou l'arme à feu. Par conséquent, les ressources devraient aller à soigner l'être humain malade c'est-à-dire en maladie mentale.
Dr Couillard, je suis avec vous pour le grand ménage dans les finances du Québec et pour votre programme d'austérité. Vous avez toute mon admiration pour la fermeté avec laquelle vous procédez.
Quant à un nouveau registre des armes à feu, non merci. Les milliers de Québécois honnêtes, dits chasseurs, n'en veulent pas. Ils ne voulaient pas non plus de celui de M. Chrétien.
On vous voit venir, M. Couillard. Étant au Québec, on peut s'attendre, avec regrets, que les honnêtes citoyens paieront la note, ou l'enregistrement. Pire encore, quand le budget devra être dépassé, le tarif d'inscription d'une arme à feu sera là, vous avez deviné, pour être majoré. Au détriment des citoyens honnêtes.
Notez que, pendant tout ce temps, comme auparavant, les malfaiteurs n'enregistreront pas leurs armes!
Avec tout le respect que j'ai pour l'entourage de la tuerie de 1989, il me semble que 25 ans plus tard, et avec les résultats d'un registre que l'on connaît, il serait temps de lâcher prise sur ce «ballon politique» qu'a été et est encore cette polémique de registre des armes à feu. Qui aura le courage de dire que le temps est venu de passer outre et ne pas pénaliser les honnêtes gens? Et dédier les budgets à d'autres priorités telles que le dicterait l'austérité. 
Ce faisant, les Québécois seront égaux à tous leurs compatriotes canadiens. À ce jour, il n'y a qu'un seul Canada. Pourquoi devons-nous toujours subir une exception au Québec? Vous avez une occasion rêvée d'appliquer l'austérité. Nous savons tous comment un montant de 30 millions $ (ou plus!) pourrait servir à bien d'autres priorités.
Un citoyen chasseur, et honnête, qui vous dit merci.
Marcel B. Trudel, Gatineau