Non à la tarification au parc de la Chute-Montmorency

Concernant la récente décision de la Sépaq de tarifer l’accès au parc de la Chute-Montmorency, la Sépaq a vraisemblablement identifié un réel problème avec le stationnement. Cela ne justifie toutefois pas n’importe quelle solution pour le régler, et surtout pas la solution proposée.

La Sépaq nous prouve son incompréhension de la gestion d’un parc en milieu urbain. On ne saurait gérer la chute Montmorency comme le parc de la Jacques-Cartier, par exemple.

Les parcs en milieu urbain sont généralement gratuits (plaines d’Abraham, Chutes-de-la-Chaudière). Les parcs urbains payants sont habituellement ceux où on visite une attraction «artificielle» (zoo, aquarium). Dans les parcs naturels dont l’accès est payant, on comprend que ces fonds servent à entretenir les accès, les voies de communication, et à assurer un service d’urgence et de sécurité dans un milieu non urbain.

Le site du parc de la Chute-Montmorency coûte quelque chose à entretenir, évidemment. Cependant, il dispose aussi de ses revenus propres, par les activités légitimement payantes qu’il propose (tyrolienne, téléphérique) et qui devraient subvenir à l’entretien du site et à son accessibilité publique et gratuite. Il est inacceptable qu’un organisme public gouvernemental privatise et confisque ainsi un lieu public naturel.

Alors je suggère que la Ville de Québec fasse sans délai des représentations auprès du gouvernement du Québec pour récupérer la gestion du site du parc de la Chute-Montmorency afin de le rendre aux citoyens et aux visiteurs, sans exception.

Jean-Yves Rehby

Québec