«Nombrilisme des baby-boomers»: je me sens comme une bouc émissaire 

En réaction à l’article «Un chirurgien dénonce le nombrilisme de baby-boomers» de Marc Allard paru le 19 mars Je suis dans le groupe des 70 ans et plus. Je respecte l’isolement volontaire et ce matin, en ouvrant mon Soleil, je me sens comme un bouc émissaire. Intéressant cet énoncé d’un chirurgien au sujet du «nombrilisme de baby-boomers».

En des périodes de grand stress social, il est irresponsable qu’à partir de cas isolés, de généraliser et de stigmatiser un groupe particulier qui «accapare des membres du personnel de la santé qui pourraient être mobilisés ailleurs». Nous avons besoin de solidarité. Le président des États-Unis ne nomme-t-il pas le coronavirus «virus chinois» et ainsi antagonise une partie de l’opinion publique vers le 1,2% de la population de son propre pays! 

Pierre Gendron
Québec

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UNE MAUVAISE BONNE IDÉE

Le gouvernement s’apprête à négocier à la toute hâte un renouvellement des conventions collectives pour les syndiqués des secteur public et parapublic. 

Je me questionne sur l’urgence d’agir ainsi, dans un contexte extrêmement fébrile. Les conditions de travail continueront de s’appliquer même après l’échéance des conventions collectives et le gouvernement peut adopter des décrets au besoin. Comment pourrons-nous justifier d’accorder des augmentations de salaires, probablement substantielles, alors que des milliers, voire des centaines de milliers d’employés du secteur privé perdront leur emploi. 

Je suis moi-même un privilégié de notre société qui ne perdra pas son emploi ni son salaire et je suis tributaire des augmentations qui seront octroyées éventuellement aux syndiqués, mais j’éprouve un profond malaise à voir mon salaire augmenter à ce moment-ci. M. Legault jouit d’un immense appui de la population, fort mérité, mais il serait regrettable qu’il le perde pour une si mauvaise bonne idée. 

Charles Simard
Québec