Ne tirez pas sur le pissenlit

En réaction à la lettre d’opinion «L’herbe à poux» de M. Richard Hamel parue le 17 août

De toute évidence, dans sa lettre ouverte, Richard Hamel ne fait pas la différence entre le pissenlit qui ne rend personne malade et est même consommé avec intérêt dans certains pays, et l’herbe à poux qui rend des millions de personnes malades chaque année. La guerre aux pissenlits est une guerre pseudo-esthétique, car le pissenlit ne rend malade que ceux qui voudraient que leur gazon soit comme un tapis de Turquie. L’herbe à poux attaque la santé de millions de personnes. Comment peut-on ne pas faire la différence?

André Michaud, Québec

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Le son des cloches

Je réagis à cette pétition qui circule à Limoilou pour arrêter le splendide son des cloches de la paroisse. Il n’y a presque aucun son qui me réjouit plus que celui-là et qui m’accroche un sourire spontané.

Il me rappelle celui des cloches de Sainte-Cécile quand j’étais chez ma grand-mère à Kénogami, celui des cloches de Saint-Joseph-de-Kamouraska quand j’étais chez mon autre grand-mère. Il me chuchote : angélus, mariage, baptême, funérailles, Noël, Pâques. 

J’aime les cloches de partout : celles d’Amalfi, celles de la magnifique église de Cap-Rouge sur la rue Provancher, celles de ma paroisse de Saint-Louis-de-France qui se tairont bientôt, celles de tous les villages et de toutes les cathédrales. 

Cette musique urbaine ou rurale est rassembleuse, significative et un rare témoin de nos profondes racines. De vouloir la faire taire dépasse l’entendement et témoigne d’une insensibilité désolante. C’est une gifle à notre identité, à la beauté et à la joie. 

Que les cloches sonnent à toute volée!

Doris Soucy Angers, Québec