Mort induite par l'État et État de droit

La mort induite par l'État par euthanasie ou par suicide assisté signifie la fin de l'État de droit, puisque celui-ci est fondé sur l'interdiction de provoquer la mort. Par ailleurs, « intention » et « consentement » sont des choses difficiles à prouver et les personnes faibles, fragilisées, handicapées, âgées, déprimées, analphabètes ou autrement vulnérables physiquement ou mentalement sont très faciles à manipuler. Leur consentement peut également être difficile à interpréter, Le consentement substitué est une autre problématique importante, qui déjà se pointe dans le projet de loi québécois. La maltraitance envers ces larges segments de la population, surtout aux mains des proches et des institutions, est largement répandue et pleinement documentée, ainsi que la discrimination et autres pressions sociales d'exclusion, y compris un mouvement croissant d'eugénisme visant à avorter ou rejeter les êtres humains considérés comme « imparfaits ». Un tel état de sécurité précarisée au sein des établissements de santé ne devrait jamais même être envisagé par une société qui se prétend civilisée. Le droit à la sécurité de la personne devrait poser un interdit évident à la mort induite par l'État. Le suicide, si triste soit-il, doit demeurer une affaire privée, et non publique.
La mort induite par l'État par euthanasie ou par suicide assisté signifie la fin de l'État de droit, puisque celui-ci est fondé sur l'interdiction de provoquer la mort. Par ailleurs, « intention » et « consentement » sont des choses difficiles à prouver et les personnes faibles, fragilisées, handicapées, âgées, déprimées, analphabètes ou autrement vulnérables physiquement ou mentalement sont très faciles à manipuler. Leur consentement peut également être difficile à interpréter, Le consentement substitué est une autre problématique importante, qui déjà se pointe dans le projet de loi québécois. La maltraitance envers ces larges segments de la population, surtout aux mains des proches et des institutions, est largement répandue et pleinement documentée, ainsi que la discrimination et autres pressions sociales d'exclusion, y compris un mouvement croissant d'eugénisme visant à avorter ou rejeter les êtres humains considérés comme « imparfaits ». Un tel état de sécurité précarisée au sein des établissements de santé ne devrait jamais même être envisagé par une société qui se prétend civilisée. Le droit à la sécurité de la personne devrait poser un interdit évident à la mort induite par l'État. Le suicide, si triste soit-il, doit demeurer une affaire privée, et non publique.
Ward O'Connor
Montcerf-Lytton (Québec)