Monsieur Dumond (Weeds Québec), il en fume du bon!

Dans son entrevue («Le franchisé se croyait un peu à l'abri») rapportée dans l'édition du samedi 27 août, M. Dumond disait avoir obtenu la preuve que tous les clients de son dispensaire de marijuana étaient malades.
Effectivement, plusieurs de mes patients (je suis psychiatre à l'IUSMQ) avaient présenté leurs prescriptions de médicaments antipsychotiques pour obtenir du pot supposément thérapeutique, se faisant au passage confirmer que ce pot allait les aider.
Un seul hic: mes patients en question souffrent de psychose, et la consommation de pot entraîne des rechutes de leur maladie. 
Un peu comme si un dispensaire de tarte au sucre thérapeutique distribuait de la tarte à tous ceux qui présentaient une prescription d'insuline et qu'il disait à ses clients que ça aiderait leur diabète.­­­­
Marc-André Roy, Médecin psychiatre, professeur agrégé de psychiatrie et neurosciences, Université Laval; chercheur, centre de recherche de l'IUSMQ
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Du pont de glace au tunnel
Ce n'est pas d'hier que l'île d'Orléans et la Côte-de-Beaupré sont reliées à la prospère Rive-Sud. Nos nombreux ancêtres sont passés de l'île par des ponts de glace pour venir s'installer sur la Rive-Sud. Mon grand-oncle Alyre Marceau, qui avait ouvert des chantiers de bois en haut de la Montmorency, faisait traverser ses hommes et leurs chevaux au même endroit. Ils arrivaient du centre de Bellechasse et débarquaient sur la Côte-de-Beaupré par voie de glace. Croyez-vous, M. Labeaume, que tous ces gens auraient fait le détour par Cap-Rouge pour vous faire plaisir? Ce lien, ce double pont avec l'île d'Orléans, aurait dû voir le jour avant même le pont Pierre-Laporte, surtout que l'autoroute 40 est déjà au nord. Faut avoir l'esprit étroit pour ne pas faire un constat plus qu'évident.
Real Marceau, Lévis
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Le problème de Québecor
J'assiste au débat, par médias interposés, entre M. Labeaume et les chauffeurs de taxi au sujet de la desserte du Centre Vidéotron. N'y a-t-il pas plus important, pour un maire d'une ville comme Québec, que de débattre en public d'une telle question? Le gestionnaire du Centre Vidéotron ne peut-il pas débattre lui-même, et en privé, d'un tel problème d'ajustement? Est-il nécessaire qu'un soir d'affluence importante, chaque client trouve à la seconde un taxi lorsqu'il met le pied sur le trottoir devant le Centre Vidéotron? 
Au fond, ce débat public est une affaire privée entre un centre de divertissement et un groupe de chauffeurs. Traitons-la comme tel.
Rémi Gosselin, Québec