Mon Noël au cimetière

En ce jour de Noël 2015... je me rends au cimetière Saint-Charles de Québec, croyant que les mausolées seront ouverts au public. Hélas, je me heurte à des portes closes.
Pourtant les lustres sont allumés et je constate un certain achalandage d'automobiles dans les allées. Je présume qu'il s'agit de visiteurs ayant des amis ou parents inhumés en ces lieux. Si les grilles du cimetière sont levées en cette fête, pourquoi a-t-on négligé d'ouvrir les mausolées? Dieu sait si les personnes qui veulent se rapprocher de leurs chers disparus sont nombreux ce jour-là.
Je me désole de cette situation et j'en fais part au gardien de la salle Lépine-Cloutier, sise à proximité et ouverte. Le brave homme partage ma déception et m'offre même un café. Je retourne ensuite me recueillir devant le mur extérieur du mausolée où reposent les cendres chéries. Les deuils ne s'éteignent pas le jour de Noël, au contraire ils reviennent en force. La direction du Cimetière Saint-Charles ne devrait pas oublier cela. Cette visite me rappellerait les joies partagées, les souvenirs lumineux, les parfums de sapins, les images de l'enfance... Une manière de dire merci à ceux qui nous ont donné le meilleur d'eux-mêmes. 
Autant que les autres jours de l'année et les fêtes célébrées, celles des pères et des mères, etc, il faudrait que Noël au cimetière soit toujours la fête des vivants et des souvenirs qui demeurent.
Denis Pelletier-Côté
Québec