Caricature d'André-Philippe Côté du 11 mars.

Moi, tueuse d'arbres...

Une caricature de Côté parue dans Le Soleil, le 11 mars, m’a bouleversée. Attendez que je vous raconte!

Il était une fois un vendeur de journaux qui possédait un tout petit kiosque. Tout autour de lui, les publications abondaient, car la clientèle était au rendez-vous. Un jour, la mine déconfite, il constata que les gens lisaient maintenant sur un minuscule appareil lumineux et achetaient donc moins d’éditions format papier. Les publications mouraient une à une et le vendeur déprimait peu à peu. Mais, ça, personne ne s’en apercevait, car tout le monde avait les yeux rivés sur leur écran numérique. Ils ne se rendirent même pas compte que le kiosque du vendeur de journaux était désormais vide...

J’avais vraiment envie de commenter cette caricature de Côté. L’avenir plutôt incertain des publications en papier ne demeure-t-il pas d’actualité?

Je n’ai pas Internet à mon domicile. Je n’en désire point. J’utilise les ordinateurs de la bibliothèque de mon quartier et cela me suffit. Je n’ai ni cellulaire, ni tablette, ni aucun bidule du genre. Naturellement, en raison de mon manque d’affection pour la technologie, on me considère souvent comme... une extraterrestre!

Moi, ce que j’aime, c’est le papier! Livres, journaux, magazines en papier, voilà de vraies beautés! Lorsque je me confie à ce sujet, on me rétorque que l’on coupe des arbres pour produire ces objets. J’en suis consciente. Et il y a la maudite question financière! Toutefois, j’assume ma dépendance au papier. Je suis une tueuse d’arbres!

Vous avez lu ma lettre en taquinant la souris ou en vous salissant les doigts?

Martine Lacroix

Montréal

+

FERMETURE DE GUICHETS ET SALAIRES CHEZ DESJARDINS: UNE CONTRADICTION?

On apprend que la rémunération globale des cinq plus hauts dirigeants du Mouvement Desjardins a bondi de 9 % l’an dernier pour atteindre près de 9 millions $.

Entre 2001 et 2017, Desjardins a fermé près de 800 guichets automatiques et l’avenir s’annonce encore pire. Souvenons-nous que le directeur général de la caisse Desjardins de Québec, Denis Laforest, s’était excusé du bout des lèvres des propos maladroits qu’il avait tenus envers la clientèle vulnérable qui doit être servie par la caisse au même titre que les autres. En réponse à ceux qui réagissaient à la fermeture du guichet automatique de l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec, il avait dit que dans la mission de la caisse, il n’est pas écrit que la clientèle vulnérable doit être servie par Desjardins.

Il faut que les dirigeants arrêtent de se comparer aux banques et continuent l’œuvre du fondateur Alphonse Desjardins. 

L’histoire du Mouvement Desjardins est indissociable de celle du Québec moderne. Depuis plus d’un siècle, le développement de son réseau et la diversification de ses activités ont accompagné l’essor social et économique du Québec. Desjardins forme un des plus importants groupes financiers au pays et est toujours resté fidèle à la philosophie de son fondateur en contribuant au mieux-être des individus et des collectivités.

Jocelyn Boily

Québec