Mise au point

En réaction au texte «Des juristes réclament un forage balisé à l'île d'Anticosti» de la journaliste Isabelle Mathieu
La journaliste Isabelle Mathieu écrit: «Ces travaux de forage et de fracturation se sont faits sans demande de certificat d'autorisation du ministre de l'Environnement, ce dernier ayant jugé que c'était inutile à cette étape.»
Nous tenons à rectifier cette affirmation. La campagne de l'été 2012 était une campagne de sondages stratigraphiques. Il s'agit d'une technique pour aller chercher des échantillons de roche. Nous avons utilisé le même genre d'équipement que pour l'exploration minière. Pour ces sondages, nous avons utilisé une petite foreuse minière qui a permis de recueillir des carottes qui ont été classées et analysées selon leur profondeur d'extraction.
Nous rappelons que l'objectif des travaux de l'été 2012 était la prise de carottes d'échantillons et que, pour ce faire, aucun forage pétrolier et/ou aucune fracturation hydraulique ne sont requis; par conséquent, nous n'avions ni les équipements ni les permis pour procéder à de la fracturation hydraulique. Les sondages stratigraphiques sont utilisés par les scientifiques depuis de nombreuses années afin de caractériser les différentes couches du sous-sol selon leur profondeur.
La Société est soucieuse d'employer les meilleures technologies disponibles selon les plus hauts standards de l'industrie en matière de sécurité et de protection de l'environnement. Elle n'hésite pas à innover dans la recherche de nouvelles méthodes de travail adaptées aux besoins du milieu. La transparence dans ses relations avec les communautés constitue de plus une valeur incontournable de Pétrolia.
Jean-François Belleau, directeur Affaires publiques
Pétrolia
Commentaire de la journaliste Isabelle Mathieu
Il est vrai que, contrairement à ce que nous avons écrit, Pétrolia n'a pas effectué d'opération de fracturation de la roche à ce jour sur l'île d'Anticosti. Selon ce que le Centre québécois pour le droit à l'environnement a plaidé en Cour d'appel mardi, l'entreprise Pétrolia a toutefois fait des tests d'injectivité sur le site Haldimand à Gaspé en 2011, une opération que le Centre associe à de la fracturation. Par ailleurs, Junex n'a pas effectué de forages ni de fracturation jusqu'à maintenant à l'île d'Anticosti, se contentant de levées sismiques dans le but d'identifier de futurs sites de forage. Seule Pétrolia a effectué des travaux de sondage stratigraphiques, que le CQDE décrit comme des forages de moindre ampleur, en 2012 à l'île d'Anticosti. Le Centre québécois pour le droit de l'environnement plaide que dans tous les cas, les entreprises auraient dû obtenir un certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement