L'affrontement se dessine: les syndicats de la fonction publique revendiquent 13,5% d' augmentation sur 3 ans, alors que le gouvernement veut réduire la masse salariale.

Mettre fin au favoritisme

Il semble que le Régime de retraite du personnel d'encadrement du secteur public accuse un déficit de 1,6 milliard $. En effet, si les actifs du RRPE se montent à 8,7 $ milliards $, ses obligations, elles, atteignent en revanche 10,3 milliards $.
Il faut savoir que les 25 513 cadres retraités (pour 29 118 actifs) ont droit à la pleine indexation au coût de la vie, alors que ceux qu'ils dirigeaient, les simples employés, n'y ont pas droit depuis juillet 1982 (du 1er juillet 1982 au 31 décembre 1999, l'indexation a été le taux d'augmentation de l'indice des rentes moins 3 %; depuis le 1er janvier 2000, l'indexation est la plus avantageuse des deux formules suivantes : 50 % du taux d'augmentation de l'indice des rentes ou le taux d'augmentation de l'indice des rentes moins 3 %). Les cadres ont le même pourcentage d'augmentation de salaire que les employés, pourquoi devrait-il en aller différemment pour l'indexation de la rente?
Une fois qu'il en aura terminé avec les régimes de retraite des employés municipaux, j'espère que le gouvernement libéral de Philippe Couillard jettera un coup d'oeil du côté de celui des cadres du gouvernement. Il faut mettre fin à ce favoritisme qui perdure depuis le coup de force de René Lévesque, en 1982, qui a mis fin à la pleine indexation des employés de l'État, en oubliant opportunément les cadres.
Sylvio Le Blanc, Montréal