Merci, monsieur le professeur

Cher Laurent Laplante,
Comme votre écriture m'a manqué depuis que vous avez cessé de publier votre «Dixit ...». Elle me manquera désormais à jamais. Je suis né en 1954, rien qu'un de ces foutus baby-boomers quoi!
Dans le cadre d'un retour aux études après moult années de travail, j'ai eu le plaisir d'assister à vos cours de journalisme à l'Université Laval. Mais aussi et surtout, aux discussions d'après-cours avec quelques-uns d'entre nous, étudiants. Comme vous aimiez cela! Je vous soupçonne d'ailleurs d'avoir préféré ces séances, où vous nous imitiez si magistralement Jean Lesage (ou était-ce Daniel Johnson?), à votre enseignement.
Le journaliste que j'avais suivi comme adolescent politisé au Devoir, au Jour, à L'Action, au Soleil était face à nous pour ce qui devait devenir de vénérables moments... en tous cas, pour moi.
Écrire comme vous le faisiez nécessitait une grande culture économique, politique, et culturelle. Et tout cela dans un style foudroyant, où vous pouviez nous amenez où vous vouliez pour nous servir l'uppercut final à nos jérémiades de jeunes adultes. Combien de fois n'avez-vous pas démontré votre grande capacité à faire le lien entre tous ces écheveaux sociaux, pour nous aider à mieux comprendre notre monde. Votre vision de la présence et de la place qu'occupait le Québec dans ce monde, était aussi bien accrochée aux «faits».
Vous deviez être bien triste de voir comment évoluait cette «nouvelle vérité», et la façon dont les citoyens se font berner? Merci pour tout, monsieur Laplante, bon repos.
Pierre Aubry, Québec
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Problème au CLSC de la Haute-Ville
Mon bébé s'est réveillé à 4h du matin. Il criait comme je ne l'ai jamais entendu. Est-ce que c'est les oreillons? Ça prendrait un diagnostic. Il fait pitié à voir. Problème : depuis quelques jours, il n'y a plus de service sans rendez-vous au CLSC de la Haute-Ville. Paraît que c'est à cause de la fameuse réforme Barrette.
Coudonc, l'idée, c'était pas de rendre les médecins plus accessibles? Pouf, comme ça, du jour au lendemain, plus moyen de voir un médecin dans le quartier le plus densément peuplé de la ville. Et je suis censé aller où sans voiture? Trimbaler un bébé malade en autobus jusqu'à Lebourgneuf, y avez-vous pensé? 
M. Barrette, s'il vous plaît, rétablissez le service sans rendez-vous au CLSC de la Haute-Ville.
Francois G Couillard, Québec