Médicaments plus chers au public?

(En réaction au point de vue Médicaments : les assureurs doivent être plus transparents, publié le 8 mars 2016) Je viens d'avoir 65 ans et j'étais salarié avec une assurance collective comprenant les médicaments.
Première surprise, la RAMQ me fait parvenir un avis disant que je dois m'inscrire au régime public d'assurance médicaments. Mon assureur confirme cette quasi-obligation, ou celle de payer une surprime pour les médicaments de 750 $ par mois pour un couple. Le choix est simple, n'est-ce pas?  Sauf que la prime avec l'assureur, elle, ne diminue pas, même s'il ne paie plus les médicaments. On paye donc des deux côtés : prime pas réduite avec l'assureur privé et prime du régime public. Et j'ai comparé les coûts des deux régimes : le public va me coûter plus cher.
Deuxième surprise, un écart de coût entre privé et public chez le même pharmacien. Le Carbocal, 30 pilules de vitamine D et calcium, passe de 7,19 $ au privé à 12,23 $ avec le public, presque le double. Le Rivasa, 30 aspirines 80 mg pour prévention cardiaque, triple de 3,39 $ au privé à 10,19 $ au public. On peut se procurer 300 aspirines 80 mg pour 23 $ taxes incluses sur la tablette, cinq fois moins cher. Le gouvernement dit que les frais du régime d'assurance médicaments ont explosé avec les années. Pourquoi l'assureur privé se fait-il facturer beaucoup moins cher que l'assurance publique le même médicament, chez le même pharmacien?
Que des pharmaciens viennent attaquer les assureurs privés qui font des profits m'interpelle. Quand je constate la différence du coût des ordonnances, j'ai l'impression que certains pharmaciens veulent faire encore plus de profits.
Jean-Charles Pouliot, Québec