La Presse révélait samedi le contenu d'une déclaration sous serment de Lu Chan Khuong, destiné à la Couronne ou à la police, concernant son interception pour vol à l'étalage dans un magasin Simons de Laval, au printemps 2014.

Me Khuong enfin au tribunal

La requête de Me Khuong pour faire annuler sa suspension comme bâtonnière sera devant les tribunaux lors des prochains jours.
Compte tenu de la controverse rendue publique par les interventions médiatiques des uns et des autres, il est heureux que l'affaire soit enfin entre les mains d'une instance dont on ne devrait pas douter cette fois de l'impartialité. On ne peut avoir l'impression que justice sera faite par le fait que le C.A. cède ou résiste aux pressions secrètes des lobbys ou à celles concertées d'un grand nombre d'intervenants, lesquelles s'avèrent elles aussi, à leur manière, une version de la loi du plus fort. Aussi a-t-on été étonné pMe ar pareille procédure utilisée par plus d'une centaine d'avocats en faveur d'une position rapide et sans nuance, mais étrangement indifférente, à la dimension éthique au coeur de tout vol à l'étalage et au fondement de la sélection d'un bâtonnier au-dessus de tout soupçon.
Qu'il s'agisse du tribunal, du C.A. ou de ses comités, toutes ces instances ont l'obligation de prendre leurs décisions au bénéfice de l'intégrité éthique que requiert en matière de justice personnelle et professionnelle la fonction de bâtonnier et au profit de la probité sans faille que la population est en droit d'exiger de la part des plus hauts représentants de la justice.
Gérard Lévesque
Lévis