Jean-François Lisée et Pauline Marois

Marois et Lisée, même galère

En conclusion d'un colloque sur les 40 ans de l'accession du Parti québécois (PQ) au pouvoir, l'ex-première ministre, Pauline Marois, estime que le revers électoral de 2014 s'explique par le refus de s'engager à ne pas tenir de référendum sur l'avenir constitutionnel dans un premier mandat.
Un argumentaire qui épouse à la lettre la stratégie du nouveau chef du PQ, Jean-François Lisée.
Deux politiciens qui semblent incapables de concilier le «bon gouvernement» provincial et le processus d'accès du Québec à son indépendance alors que, dans les faits, la raison d'être de la création du Parti québécois de René Lévesque prônait l'accès du Québec à son statut de pays... il y a près de cinquante ans!
Or, comment espérer mobiliser la population du Québec autour du projet de pays si la cause inhérente à la création du PQ est reléguée dans le placard sous prétexte que les Québécois ne sont pas prêts à se prononcer par voie référendaire ? C'est la quadrature du cercle. L'indépendance du Québec se transforme en boîte de Pandore qu'il vaut mieux ne pas ouvrir.
Pourtant, dans mon esprit, la mobilisation devrait émerger d'un discours carrément engagé sur la voie de l'indépendance à défaut de quoi le PQ continuera de végéter dans les sentiers sinueux des «conditions gagnantes»... attendues depuis les suites au référendum de 1995!
Henri MarineauQuébec