Mariage musical réussi

Mon merci n'aura jamais autant de résonance que le concert magistral auquel je viens d'assister au Grand Théâtre.
Un concert de l'OSQ aux sonorités rock qui aurait pu, sur papier, déstabiliser à la fois les puristes symphoniques comme les fans de rock métallique. Et pourtant, le mariage fut réussi, unissant le meilleur de ces deux univers sous la baguette inspirante et malicieuse du chef Stéphane Laforest. Deux univers musicaux plus proches qu'il n'y parait, réunis ce soir par les orchestrations lourdes et pesantes de l'Ouverture 1812 de Tchaïkovski ou par l'Adagio à cordes de Barber offrant un moment de recueillement bouleversant, dans le noir, le rideau descendu et comme seul repère, sept bougies allumées.
Au-delà de la scénarisation flamboyante et des prestations rayonnantes des musiciens, ce concert a, le temps d'une soirée, contaminé et rapproché tout un public. Un public qui portait aussi bien de longues barbes et blousons de cuir que des talons hauts et pashminas de soie. Merci Daniel Gélinas d'avoir osé et merci à notre orchestre d'avoir embarqué. Ce soir, plus que jamais, la musique a rapproché les gens.
Élisabeth Farinacci, Québec
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Digne des pharaons
En effet, grâce aux nouvelles pyramides que le ministère des Transports a créés au cours des dernières années, ces rois se croiraient bien chez eux. 
Au confluent des autoroutes Duplessis et Charest , des immenses tas de terre dénudés de toute végétation déguisent notre paysage. Ils ne renferment pas de tombeaux de rois, que des gravats. On aurait pu comprendre que cette situation était temporaire, inachevée. Or, malheureusement, il semble que l'on doit s'y faire. 
Mais quelle idée saugrenue que de marquer l'entrée de notre si belle ville par ces monuments dépourvus d'arbres, d'arbustes et de buissons. Les arbres embellissent le paysage, coupent le vent, produisent de l'oxygène.
Tandis que notre administration municipale cherche à reverdir les quartiers centraux à grands frais et avec raison, notre bon ministère des Transports lui, adopte une position aux antipodes, le règne de la fardoche, du laisser aller. Pourtant, il aurait été facile de glaner quelques épinettes, quelques érables ça et là dans les pépinières de l'état et enjoliver ces intersections achalandées. Mais non, les ingénieurs du ministère aiment les Pharaons. 
Louis Garant, Québec