Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, tente de calmer la foule à la vigie devant le pavillon Alphonse-Marie Parent.

Manque d'empathie

Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, est sorti de son mutisme trois jours après le dépôt des plaintes pour agressions sexuelles au pavillon Alphonse-Marie-Parent. Est-ce que le précieux recteur, personnage le plus élevé de l'administration exécutive de l'Université, attendait que la ministre de l'Éducation supérieure, Hélène David, ait annoncé qu'elle se rendait elle-même à l'Université Laval?
D'une façon arrogante devant les journalistes, M. Brière s'est donné une évaluation positive de 9,5 sur 10 pour sa gestion de crise. Le recteur connaît très mal son rôle dans une telle situation, car il doit être le leader, répondre avec précision, sincérité aux questions des journalistes représentants les étudiants et la population dans une telle situation. 
Le recteur est au service de ses clients et aurait dû comprendre la gravité de la situation, agir immédiatement, non pas 72 heures plus tard, c'est comme s'il avait minimisé le problème. L'Université Laval n'a malheureusement pas retenu les erreurs du passé survenues dans diverses universités ou collège pour s'assurer de la sécurité. C'était l'obligation du recteur de communiquer immédiatement, car il a une responsabilité envers tout le monde.
Jocelyn BoilyQuébec