Malgré tout, ça va bien chez nous

Depuis la dernière tuerie en Floride la semaine dernière, les jeunes et les moins jeunes réclament un resserrement du contrôle des armes à feu. Il est presque impossible de dénombrer le nombre d’études qui démontrent que plus les armes à feu sont accessibles, plus leur utilisation augmente.

Fidèle à lui-même, le président Trump n’en tient pas compte. Il préfère écouter les lobbies pro-armes, dont la puissante National Rifle Association (NRA), qui préconise une plus grande disponibilité des armes et surtout aux professeurs. Comme ça, ils seront en mesure de faire face à un déséquilibré mental (autrement dit, un «fou») qui ferait irruption dans leurs écoles.

Selon le président Trump (et surtout la NRA), c’est la faute au système qui n’a pu intervenir adéquatement face à de tels individus, surtout pas à cause de la disponibilité des armes semi-automatiques.

On doit avoir un sacré bon système de prévention, ici au Canada et au Québec, parce que compte tenu des armes disponibles (selon La Presse, en 2012, il y avait une arme à feu pour quatre habitants au Québec, soit plus de 1,7 million), on a très peu de «fous» qui les utilisent.

Stéphane Garneau, Québec