Ma réaction épidermique!

À lire l'éditorial de Jean-François Cliche, dans Le Soleil du 2 décembre, on se demande pourquoi les pétrolières veulent augmenter leurs productions si «la construction d'un nouveau pipeline ne crée pas de nouveaux clients pour les pétrolières». Eh bien, ça alors, moi qui les croyais «futées», ces pétrolières! Si c'est pour les emplois, pourquoi ne pas payer du monde à creuser des trous et d'autres à les remplir, ce serait bien moins compliqué et aussi moins cher pour nous qui finançons cette industrie à raison de 2 à 3 milliards $ par année.
Mais rendus où on est - on est en 2016, n'est-ce pas, Monsieur Trudeau - ouvrons les robinets à pleins gaz - c'est le cas de le dire! - et nous épongerons au besoin. C'est payant éponger, ça fait monter le PIB, comme la maladie. Une société mortifère ça rapporte. Allez hop, élargissons les autoroutes, faisons des troisièmes liens, augmentons encore davantage les autos sur les routes, c'est super payant! Les politiciens vous le diront...
Lucie Bergeron, Québec
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Une situation gênante à l'Université Laval
Le cabinet du recteur de l'Université Laval, depuis ces dernières années, ne semble pas être à court de situations gênantes. Tout récemment, rappelons-nous la mauvaise gestion de la saga des agressions sexuelles au pavillon Parent qui fut un exemple d'amateurisme pénible et embarrassant. Maintenant, voilà que l'on apprend que le recteur bénéficie des services du Cabinet de relations publiques National depuis plusieurs années pour des dossiers pointus, la facture s'élève à plus de 560 000 $ de 2009 à 2015. Un rapport accablant qui nourrit le cynisme en plus de priver les étudiants de services.
Pourtant, l'université compte déjà plus de 80 employés en communications. Ce n'est pas assez pour le recteur! Il y a même un programme en communication publique offert à la clientèle étudiante, le recteur aurait dû demander conseil à ces spécialistes; il n'avait qu'à se retourner pour le faire. Cela démontre clairement un manque de compétence du recteur, car un tel poste exige obligatoirement, vous en conviendrez tous, une parfaite maîtrise des relations publiques, une vérité de La Palice. En passant, Monsieur le Recteur, où ont été formés les gens du Cabinet de relations publiques National?
Michel Beaumont, Québec
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Où est Philippe ?
Telle la bande dessinée Où est Charlie?, et devant l'inaction et les tergiversations du gouvernement Couillard, je me pose la question : «Où est Philippe?» On l'a cherché lors des faux pas de quelques-uns de ses ministres, on le cherche dans le dossier de la pire fraude à la Société immobilière du Québec, et que dire des procès avortés que l'on voyait pourtant venir depuis un certain temps. Et encore, le dossier des femmes autochtones de Val-d'Or s'effiloche. On s'interroge aussi sur ses propos élogieux sur Fidel Castro où il omet de dénoncer les exactions de son régime. Les multiples voyages à l'étranger seraient-ils à l'origine de cette «absence de cohérence»? Où, comme dirait Stéphanie Vallée, «le paquebot» semble voguer dans le brouillard.
Sylvia Pelletier-Gravel, Gatineau