M. Gosselin, je n’en peux plus!

Monsieur Jean-François Gosselin, chef de l’opposition à l’Hôtel de Ville de Québec, je vous ai bien entendu. Vous critiquez le coût des abribus à Québec. Vous critiquez le plan de l’enlèvement de la neige. Vous critiquez la sagesse de la Ville à bien évaluer le coût, le temps de réalisation et la pertinence de se lancer dans un projet risqué de construction d’un troisième lien entre Québec et Lévis. Et quoi encore!

«Chialage»! Croassement guttural! Meurtrissure pour bien des oreilles et des cerveaux! En effet, paradoxalement, à chaque reprise, la démonstration est faite, vous parlez trop vite, étant non informé, mal préparé, imbu d’émotivité, de biais et de démagogie dont résulte une désinformation aux conséquences très malsaines auprès de la population. Vous me demandez énergie et patience uniquement à vous écouter. J’imagine alors le supplice de celles et ceux qui vous entourent à l’Hôtel de Ville. 

Jean Cocteau (vous connaissez peut-être?) disait : «Ce qui caractérise notre époque, c’est la crainte d’avoir l’air bête en décernant une louange, et la certitude d’avoir l’air intelligent en décernant un blâme».

Monsieur Gosselin, sachez retenir votre souffle. Posez toutes les questions aux bons endroits avant d’évaluer et de parler. Un jour, peut-être mériterez-vous une louange. Je nous le souhaite.

Pierre Pichette, Québec