M. Couillard déçoit

Les événements de la semaine à l'Assemblée nationale nous démontrent, une fois de plus, le manque de rigueur et l'improvisation de ce gouvernement. Et ici, il faut rendre hommage à l'ex-ministre des Transports, Robert Poëti, qui n'a pas hésité à rendre publiques certaines anomalies qu'il avait décelées dans son court terme à ce poste.
Il n'en fallait pas plus pour que tous voient là une revanche de sa part à la suite de sa démission récente. Comment le premier ministre Couillard peut-il ne pas être au fait de la situation qui sévissait à ce ministère, fort écorché lors de la commission Charbonneau? Comment expliquer qu'il ait démis M. Poëti de ses fonctions de ministre des Transports il y a à peine quelques mois, soi-disant pour redonner un air de renouveau à ce poste? Il en est de même dans le domaine de l'éducation.
La semaine dernière, M. Couillard défendait ses politiques de compressions dans le milieu scolaire devant les questions répétées de l'opposition. Et voilà qu'en fin de semaine, à la commission jeunesse de son parti, il a dit vouloir redonner un nouveau souffle à ce ministère et, de plus, s'est autoproclamé le «premier ministre de l'éducation». Au cours des deux premières années de son règne, le gouvernement Couillard aura fait bien peu pour redorer le blason de son parti, si ce n'est d'avoir réussi à ramener l'équilibre budgétaire quoique, une fois de plus, cela fut fait au détriment des moins nantis de la société.
Michel Giroux
Québec