Yvon Bussières

M. Bussières, sans étiquette?

Le récent départ du conseiller municipal Yvon Bussières, du parti Démocratie Québec (DQ), témoigne d'une absence chronique d'harmonie au sein de ce parti stigmatisé aux vecteurs titubants. Les nombreux précédents chefs de ce parti, tous baptisés dans une porte tournante, ne savaient plus comment allonger les sourires pour cacher la discordance sous la couverture devant les scribes, de quoi rendre jaloux les professeurs d'art dramatique.
M. Bussières siégera comme indépendant au conseil municipal où il fera passer sa volonté personnelle au désavantage d'un parti et pourra ainsi vendre son âme au plus offrant. Lui qui, manifestement, aura fait le tour de bien des partis municipaux, se présente maintenant sans étiquette pour se concentrer davantage sur les besoins de son quartier. Au fond, ne pas avoir d'étiquette politique, dans son cas, équivaut à changer son écriteau à la porte et colporter des convictions plus personnelles et sans attaches, cela demeure quand même une étiquette.
En conséquence, M. Bussières, après avoir été élu la première fois en 1993 devrait accrocher son chapeau et profiter d'une belle retraite. La politique n'est qu'un passage pas une carrière, sans quoi il y a un problème. Acheter du temps, le sport national des politiciens, démontrerait une incapacité à prendre rapidement la bonne décision. On repassera pour le «sans étiquette»!
Michel BeaumontQuébec