En pleine grève de ses avocats et notaires, le gouvernement du Québec ouvre un poste de juriste et reçoit 1900 CV.

Lutte de pouvoir

En pleine grève de ses avocats et notaires, le gouvernement du Québec ouvre un poste de juriste et reçoit 1900 CV. Les conditions ne doivent pas être si mauvaises que ça.
Délaissant leur mission première qui consiste à réglementer leurs professions et à protéger le public, la Chambre des notaires et le Barreau s'invitent dans le débat et appuient les juristes. Au fil des années, les cours de justice rendent des décisions qui restreignent la marge de manoeuvre des élus et tracent la voie à un régime dit impartial d'arbitrage obligatoire s'appliquant aux juges, procureurs de la Couronne et juristes qui oeuvrent pour l'État. Je crains fort qu'à la longue, les intérêts corporatistes des hommes de loi finissent par triompher.
L'arbitrage, on a vu ce que ça donne dans les municipalités. Les comités de rémunération dits indépendants, on a vu ce que ça donne dans les grandes entreprises : les salaires des hauts dirigeants ont explosé. Mais les membres de la confrérie juridique sont reconnus pour ne pas lâcher facilement le morceau.
Serge Parent, Québec