Carrefour des lecteurs

L'UPAC et la corrosion

Lettre à M. Couillard,
Un mot pour vous informer que je crois qu'il se passe quelque chose de pas très régulier au ministère des Transports. Voici quatre fins de semaines consécutives que le ministère des Transports ferme le pont de Québec pour y effectuer des travaux et, à ma connaissance, pas une seule goutte de peinture n'a été posée. Il est grand temps que l'UPAC (Unité de Protection Anti-Corrosion) y jette un coup d'oeil.
Marc Lebel, Québec
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Statistiques trompeuses
En réaction à l'éditorial de Jean-François Cliche «Pitbulls : la fausse solution» publiée le 11 juin
M. Cliche,
D'abord, permettez-moi de vous dire que je suis un ami des chiens et des bêtes en général. Cette mise au point étant faite, les statistiques que vous présentez dans votre chronique du samedi, 11 juin 2016, si elles sont vraies en ce qui a trait à la fréquence des morsures par des chiens de type pitbull, ne renseignent pas le lecteur sur la «sévérité» de ces morsures et sur les dégâts qu'elles infligent à la victime. C'est sur ces points que le pouvoir législatif devra se pencher s'il décide de légiférer dans le cas des chiens de type pitbull.
Charles Rodrigue, Québec
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La face cachée du miroir
Bonne nouvelle : le chômage (4.2 %) est à son plus bas dans la grande région de Québec. Mauvaise nouvelle : cette baisse fausse toutes les données. C'est le yin et le yang de la situation. Voici pourquoi : on apprend en même temps que le bassin d'emplois chute depuis 7 mois et que le bassin de la main d'oeuvre diminue lui aussi de telle sorte que le marché du travail n'arrive plus à combler le départ de celles et ceux qui quittent leur emploi. Bref, le bon côté de la chose cache une vérité on ne peut plus évidente : le taux de chômage baisse, non pas parce que le bassin d'emplois augmente mais parce que le nombre de demandeurs d'emploi est en nette régression. Se dégage le constat que la population de la grande région de Québec vieillit trop vite et que la relève n'est simplement plus là. 
Ceux qui vont en souffrir le plus sont les PME qui n'arrivent plus à garnir leur bassin d'emplois. La situation sera critique dans quelques temps. Il faut donc tabler tout de suite sur un apport accru d'immigrants qualifiés, de la venue de travailleurs spécialisés d'ailleurs et de la formation des décrocheurs pour renverser la situation. Sinon, le taux de chômage va diminuer, mais pas pour les bonnes raisons.
Lévis Bouchard, Québec