Louis-Hébert mérite mieux

Tout ce vaudeville depuis le déclenchement de l'élection partielle me laisse pantois. Je sens qu'on s'écarte des enjeux importants pour laisser place à des histoires anecdotiques qui ne concernent que les politiciens eux-mêmes.
Heureusement, il y a toujours une bonne nouvelle qui émerge d'une situation singulière. Cette fois-ci, elle se nomme Geneviève. Une jeune mère de famille qui se lance en politique est admirable dans cette période de cynisme. 
Je lève mon chapeau à tous les candidats de toutes les formations, mais avouons que c'est rare de voir ce genre de candidature lors d'une élection partielle. Je crois que peu importe ce qu'il adviendra, madame Guilbault est un signe de changement dans le paysage politique actuel. La campagne a pris une drôle de tournure et j'ai hâte qu'on parle des enjeux. 
Je crois que le changement qui s'opère dans la place des femmes dans les hautes instances de décision est positif et il faut s'en réjouir. Des Geneviève, on en veut de plus en plus et pas seulement lors d'élections partielles. Les partis devraient s'engager à proposer plus de femmes lors des élections. 
Mario Sioui, Québec
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Lire, et lire beaucoup
«À leur premier essai, près de la moitié des futurs enseignants québécois ont échoué à l'examen de français obligatoire à l'obtention de leur brevet», pouvait-on lire récemment dans Le Soleil. Ça ne m'étonne pas, tellement les choses ont changé depuis que je suis entré à l'université à la fin des années 60. À titre d'écrivain et de réviseur, j'ai toujours affirmé que la maîtrise d'une langue passe nécessairement par la lecture, et beaucoup de lecture! Adolescent, je lisais au moins un livre - la plupart du temps plusieurs - par semaine. Je me souviens notamment d'avoir fait en trois jours l'enthousiaste traversée des quelque 700 pages de L'île mystérieuse, de Jules Verne.
C'est en lisant qu'on apprend à écrire, car le subconscient emmagasine chaque mot, structure de phrase et couleur de style, offrant à la longue une incroyable banque de données prêtes à jaillir lorsque les doigts courent sur le clavier. Aujourd'hui, ce que j'observe surtout, ce sont des visages vissés aux écrans des cellulaires, à l'affût de textos qui sont loin d'être des modèles d'écriture. La bonne nouvelle, c'est que mes services risquent d'être de plus en plus en demande...
Gilles Levasseur, Québec