L'organiste centenaire et la Ferrari

Au récent Salon de l'auto de Québec, arrivée d'un visiteur fasciné depuis toujours par les belles mécaniques et leur sonorité. En effet toute sa vie, à l'étranger comme ici, en particulier à la cathédrale-basilique de Québec, il a été pendant des décennies aux commandes (les doigts aux quatre claviers, les pieds tout aussi agiles au pédalier et à l'action des jeux) des 6000 tuyaux de l'orgue.
Car cet artiste-prestidigitateur s'enthousiasme aussi pour d'autres mécaniques (oublions pour le moment ses publications, encore récemment, sur la langue d'ici, ses beautés, ses lacunes), dont les voitures comme oeuvres d'art, de raffinement, de performance. Pendant des années, à son anniversaire, il s'offrait la fantaisie d'aller chez un représentant et d'y faire l'essai routier d'un véhicule de rêve. Il y a quelques jours, c'est au Salon de l'auto de Québec qu'il se rendait. Pour au moins voir, toucher, humer. Question au représentant : «Pourrais-je, s'il vous plaît, m'asseoir au volant d'une Rolls-Royce?» Réponse peu amène à notre visiteur en fauteuil roulant : «N'en avons pas, mais vous pouvez voir là une Bentley». Trouvant le geste peu invitant, celui-ci s'éloigne silencieusement et va un peu plus loin s'installer au volant d'une... Ferrari. Ce visiteur n'était autre que notre merveilleux, de finesse et d'humour, Claude Lagacé. Doyen, mondial sans doute, des organistes. Dont on marquera bientôt, au son des tuyaux d'orgue et peut-être de quelques klaxons de R-R ou Ferrari, l'arrivée du «centième» anniversaire. 
Pr Hubert Laforge, ex-doyen et recteur, ayant récemment dirigé la reconstruction de l'orgue de 1753 offert à la Chapelle du Musée de l'Amérique francophone
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Le bon sens a parlé
Les gens de la ville de Québec, surtout les usagers du RTC, sont contents que les syndiqués aient entériné l'entente de principe intervenue il y a quelques jours, approuvée à 87 %. Bravo! Mais je ne suis pas surpris de ce dénouement heureux. Il faut, ici, remercier monsieur Normand et le syndicat d'avoir fait preuve de collaboration et de bonne foi. Quand monsieur Normand a demandé au maire de se la fermer, j'ai compris que ce monsieur avait l'intention de négocier ferme, dans le plus grand respect de toutes les parties. On s'est assis, on s'est parlé et on a négocié jusqu'à finaliser le tout pour la satisfaction de toutes et tous. Bref, quand on veut, on peut.
Lévis Bouchard, Québec