Jean-François Lisée

Lisée difficile à suivre

Avant qu'il ne fasse le saut en politique provinciale, Jean-François Lisée était reconnu comme un fin analyste politique, après avoir été été le conseiller des premiers ministres Pariseau et Bouchard.
On faisait souvent appel à lui lors de tribunes de discussion sur des sujets chauds en politique. Il n'a également jamais caché son allégeance indépendantiste.
Or depuis qu'il s'est présenté en politique et, surtout, qu'il a été élu et nommé ministre, l'homme a changé et présente une attitude qui frôle l'arrogance. Durant son court séjour à titre de ministre, il a été mêlé à quelques controverses, notamment concernant sa rente d'ex-enseignant, de même que lors de critiques sur ses coûteux frais de déplacement en Europe.
Depuis les dernières élections où le PQ a essuyé toute une rebuffade, monsieur Lisée devient de plus en plus difficile à saisir, tant pour ses collègues que pour les citoyens.
Que penser de ses récents propos au sujet de monsieur Péladeau, à qui il demandé de faire un choix entre Québécor et la politique, au grand plaisir de ses adversaires du PLQ, de la CAQ et de QS? À l'Assemblée Nationale, il a voté contre le projet de loi caquiste sur l'affaire Péladeau, provoquant ainsi des huées à son endroit. Enfin, il vient de publier un livre dans lequel il dit avoir été en désaccord avec le projet de chartre du PQ. Même ses proches au parti ont de la difficulté avec ses sorties. Il risque de perdre la crédibilité et le charisme dont il jouisssait il n'y a encore pas si longtemps.
Michel Giroux, Québec