Lire, un acte de libération!

S’il existe une notion palpable du bonheur, elle réside dans l’espace-temps alloué à la lecture d’un livre. Sans doute parce qu’une grande marge de liberté s’installe entre moi et la matière textuelle à lire.

À l’époque où je résidais à Québec, je fréquentais presque tous les petits cafés de la rue Saint-Jean. Ils étaient tous devenus prétextes à la lecture. Alors, je partais à l’aventure avec un bon livre.

La lecture m’a conduit au plus grand divorce de ma vie, soit celui que j’ai fait d’avec la télévision. Lire le monde au lieu de le subir au petit écran. Devenir plus acteur que spectateur, puisque lire s’avère souvent un acte de création. En particulier la lecture de la poésie m’a toujours amené à me dépasser justement, en tant que lecteur, tout en m’apprenant à mieux écrire et indubitablement à mieux créer.

Et il faut dire aussi que je lis tout ce qui me tombe sous la main ou sur l’écran de mon ordinateur. Et les journaux, en version papier ou numérique, me gardent témoin de notre monde et me comblent face aux grands enjeux de notre société pour ne pas dire de notre humanité.

Mais au final - je n’en démords pas -, tenir un livre entre mes mains demeure ma principale source de bonheur en tant que lecteur. Un acte de libération inconditionnel.

Yvan Giguère

Saguenay