L’incorruptible Wilson-Raybould

L’ancienne ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, pense avoir été rétrogradée parce qu’elle n’a pas fait ce que voulait le premier ministre Justin Trudeau, à savoir annuler la décision de la directrice des poursuites pénales de ne pas négocier un accord de poursuite suspendue avec SNC-Lavalin.

Si le successeur de Wilson-Raybould, David Lametti, fait justement ce qu’elle n’a pas voulu faire, nous saurons alors qu’elle avait vu juste. Mais maintenant qu’elle a foutu le bordel, tout porte à croire que Trudeau, pour ne pas mal paraître, tiendra la laisse du toutou Lametti et laissera tomber SNC.

Cela ne devrait pas lui coûter trop cher au Québec, électoralement parlant, parce qu’il aura vraiment essayé de venir en aide à l’entreprise québécoise. Mais dans le ROC, il en ira autrement, les coups de pouce au Québec ayant toujours déplu souverainement aux Canadiens anglais.

Le silence de Wilson-Raybould était essentiel à Trudeau, mais il n’a pas pu l’acheter.


Sylvio Le Blanc

Montréal