L'incohérence de la mairesse Daniele

Depuis deux ans, des citoyens de Sainte-Brigitte-de-Laval, touchés par un projet de station essence dans leur secteur, se battent à coup d'arguments auprès du conseil municipal pour empêcher l'implantation de ce commerce à côté d'une maison ancestrale et à 200 mètres de la rivière Montmorency. Hier soir, la Commission de l'environnement intérimaire leur a donné raison, en imposant que toute station-service s'implante à un minimum de 1000 mètres de la rivière.
Mais là où le bât blesse, c'est que la Ville, entre l'annonce de l'éventuel moratoire et de sa mise en application, semble s'être «empressée» d'octroyer le permis de construire aux promoteurs, leur donnant ainsi un droit acquis. D'un côté, la mairesse de Sainte-Brigitte-de-Laval, Wanita Daniele, aussi présidente de la commission sur l'environnement intérimaire, clame devant les propriétaires de terrains et promoteurs mécontents d'un règlement qui restreint leurs droits de construire, que sa préoccupation première c'est la qualité de l'eau potable et la santé et la sécurité des citoyens. Et de l'autre, elle donne un droit acquis à ce projet, déjà très controversé. Le message est donc le suivant : On admet que c'est dangereux pour l'environnement et pour nos sources d'eau potable, mais on va le faire pareil. Comment peut-elle défendre bec et ongles un tel projet et ensuite nous inonder de belles paroles sur ses préoccupations en matière d'environnement. Belle preuve d'incohérence.
Norma Yaccarini, Sainte-Brigitte-de-Laval