Libérez la Saint-Charles

En réaction à l’article «Pourquoi la Saint-Charles semble à sec?» écrit par le journaliste Baptiste Ricard-Châtelain, paru dans Le Soleil le 26 juillet

Puisque à cause des sédiments on ne peut utiliser le barrage pour garder un bon niveau à la rivière, autant détruire ce barrage et retourner avec les marées. Du temps des marées, dans mon enfance à Limoilou, au moins il y avait plus d’eau dans la rivière aux marées hautes... et les sédiments étaient mieux acheminés vers le fleuve...

À quoi ça sert de regénérer les rives pour voir un si désolant filet d’eau? Je m’ennuie de la rivière à son état naturel, sans barrage inutile, voire néfaste.

André Michaud, Québec

Le barrage sous le pont Samson étant fermé, les marées ne peuvent plus s’engouffrer dans la rivière Saint-Charles.

***

Vrai troisième lien : pas tellement mieux

On lisait récemment dans une lettre d’opinion publiée dans Le Soleil qu’un troisième lien qualifié de «vrai», c’est-à-dire utilisant un pont pour le chenal nord et un tunnel pour le sud, serait la meilleure solution à la fois pour desservir l’île d’Orléans et pour unir les deux rives du fleuve. Pour éviter une trop grande affluence d’intrus sur l’île, les véhicules des insulaires seraient munis d’un transpondeur permettant leur identification et un accès gratuit. Les autres devraient payer.

Je ne suis pas certain que cela serait apprécié du monde touristique, mais mes réserves se trouvent ailleurs.

Un pont faisant partie de cet ouvrage devrait être beaucoup plus imposant que celui qui est prévu et avoir au moins deux voies dans les deux sens, plus sans doute un espace pour le transport en commun, une piste cyclable et les échangeurs requis sur l’île.

De plus, il apparaît évident que la longueur prévue d’un tunnel serait plus courte, nécessitant une dénivellation hors norme pour l’accès sur l’île à partir de ce tunnel, la pente ne devant pas dépasser 4,5%.

«Un vrai troisième lien» n’est pas une solution, pas plus que celui qui passerait par la pointe ouest de l’île.

L’urgence est de remplacer le pont de l’île d’Orléans comme il est prévu.

Richard Gagné, Sainte-Pétronille