Avec ce projet Beauport 2020, ce ne sont pas les terrains du port qu'on hypothèque, puisque la loi l'interdit : c'est la précieuse et réputée bordure fluviale de Québec qu'on sacrifie pour éviter des frais aux principaux armateurs du Port de Québec.

L'hypothèque du Port

En réaction à l'éditorial «Les zones grises de Beauport 2020», paru le 7 février
Le texte de Pierre Asselin soulève les importantes questions de la nature des éventuels utilisateurs de l'agrandissement du port et de la justification de la pertinence du projet : financer sa réfection. J'aimerais ajouter que c'est un non-sens total d'agrandir le port pour en financer la réfection et remédier à sa désuétude. C'est une fuite en avant, c'est continuer à creuser quand on est déjà dans le trou!
Si la cagnotte du Port est insuffisante pour mettre à niveau les installations actuelles, c'est parce que l'APQ n'a pas fait les provisions suffisantes pour l'avenir, parce qu'elle n'a pas facturé suffisamment ses utilisateurs, parce qu'ils sont majoritaires au C.A. du Port de Québec. Ce n'est certainement pas en grossissant ses installations, donc ses besoins en entretien et son budget de fonctionnement, qu'on résoudra ce cercle vicieux et ce conflit d'intérêts. 
Avec ce projet Beauport 2020, ce ne sont pas les terrains du port qu'on hypothèque, puisque la loi l'interdit : c'est la précieuse et réputée bordure fluviale de Québec qu'on sacrifie pour éviter des frais aux principaux armateurs du Port de Québec. 
Normand LemyreLévis