L'excès de prudence de Gaétan Barrette

En réponse à l'article «Barrette préfère "l'excès de prudence"» d'Élisabeth Fleury (Le Soleil, 7 juillet)
Puisque l'aide médicale à mourir fut demandée par des personnes atteintes de maladies dégénératives, pourquoi ne pas vérifier combien de celles-ci ont vu leur demande acceptée? Et refusée? De quelles maladies étaient atteintes toutes les personnes qui ont fait cette demande? En surveillant les statistiques de l'IUCPQ (Laval), spécialisée dans les maladies cardiaques et pulmonaires, et non celles spécialisées dans les maladies dégénératives, est-ce à dire qu'avec cette aide à mourir, on n'en est pas juste à abréger des mois, des semaines de dépendance aux autres, mais à abréger des jours d'agonie en soins palliatifs pour ceux atteints de cancer qui, eux, doivent se résigner à mourir?
Hélène Jean, Québec