L'euthanasie tendresse?

En réaction à la chronique de Mylène Moisan «Un moment de tendresse», parue le 25 janvier
La fin de la vie terrestre, lorsque vécue avec des gens que l'on aime, donne souvent lieu à des moments de tendresse à chérir. La force de l'amour humain peut se vivre dans toutes les étapes de la vie, même lors de drames comme celui de l'euthanasie. Comme la majorité des médecins en soins palliatifs, nous ne pouvons assimiler à un moment heureux ou souhaitable le geste des trois injections (dont la troisième, mortelle) que l'on appelle au Québec et au Canada «aide médicale à mourir».
Dieu n'a jamais eu le monopole sur le moment de la mort de l'être humain depuis qu'il lui a donné le libre arbitre. Le suicide existe depuis la nuit des temps et nous tentons collectivement de le prévenir, car nous croyons en la dignité inconditionnelle de chaque vie humaine. Cette conviction s'applique aussi au prêtre, évoqué dans la chronique, qui aurait demandé l'euthanasie. Alors que la semaine de prévention du suicide débute le 29 janvier, nous rappelons l'importance de l'accompagnement et de la promotion des soins palliatifs pour laisser la porte ouverte à des moments de tendresse insoupçonnés.
Jasmin Lemieux-Lefebvre, Directeur des communications, Église catholique de Québec
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Un remplacement nécessaire
Je sympathise totalement avec le couple qui tient à Stoneham la boulangerie artisanale «Pascal Le Boulanger», harcelée par le MAPAQ, de très sinistre mémoire dans le dossier des fromagers. Les petits commerces comme ceux du couple Chazal changent tout, et pour le mieux, dans la vie d'un quartier. Je souhaite à Mme Claire et à M. Pascal Chazal d'avoir un appui inconditionnel du milieu et je suggère que tous les membres du MAPAQ, autant ceux des fromages que les autres, soient remplacés par des humains.
Florent Gaudreault, Montréal