Claude Péloquin

Lettre du poète Claude Péloquin à Pierre Karl Péladeau

(À la suite de la parution du livre : Le poète en feu de glace, aux Écrits des Forges
Bonjour Pierre Karl, mon ami
D'abord, je suis bien fier de t'offrir Le poète en feu de glace, paru le 12 novembre, au Vol de nuit. Mais, tu partais pour Québec.  
En 1965, le fameux Pédro de la Casa, m'avait dit ceci au milieu de mes difficultés de poète à fond:/ vas-t'en du Québec, ils ne t'ont pas mérité/ toi non plus, Pierre Karl.
Moi j'aurais peut-être dû, mais le Québec, c'est mes amours et j'y ai une belle carrière malgré tout.
Mon coeur me dit de te dire de très bien réfléchir 1000 fois plus qu'une avant de te lancer dans ce nid de guêpes. Hélas, les Québecois pensent trop souvent sans envergure/ ils ne te pardonnent même pas ton succès avec Québecor/ ils vont t'user les nerfs et la santé... As-tu vraiment besoin de ces turbulences dans ta vie? Personne n'a encore applaudi ton courage... Écraser celui qui sort sa tête du panier est leur sport. Tu pourrais donner des conférences sur tes visions du Québec dans l'économie mondiale et gérer tes affaires en paix, de succès en succès, au lieu de te faire déchirer par des meutes de chiens perdus... pour des grenouillages dans un climat de constantes tempêtes salissantes.
Tu avais raison pour le Bloc : ce n'est plus pertinent/ c'est une division des forces/ tous les pros Québec comme la CAQ, Québec solidaire, etc... etc... devraient s'unir en une seule formation avec le PQ et la faire enfin cette indépendance qui est encore viable. Un jeune loup viendra peut-être un jour... mais il faudra limiter le flot d'étrangers dans nos murs... c'est urgent! Sans ça on n'aura jamais de pays! Jamais! Tout ça a assez duré.
En 2011, j'ai écrit à Gilles Duceppe de lâcher Ottawa et de venir au Québec avec son équipe. C'est resté lettre morte... maintenant ce parti est moribond.salut,
Salut,
Claude Péloquin, Longueuil