Depuis le début de septembre, les Canadiens ont versé 175 000 $ au Fonds d'intervention d'urgence en Syrie, alors que de janvier à août, ces dons totalisaient 60 000 $.

Lettre au petit garçon sur la plage

Petit garçon qui hurle en silence, couché sur la plage, je voudrais te prendre dans mes bras, comme ton papa et ta maman savaient si bien le faire, t'asseoir à mon côté et te raconter de belles histoires. Mais voilà, je ne te connaîtrai jamais.
Je voudrais te dire que les grandes personnes que tu n'auras pas connues, au nord, de l'autre côté de la mer, ne sont pas méchantes. Mais trop souvent, quand elles ferment les yeux et leurs coeurs, elles font de très grosses bêtises.
Je voudrais te dire que j'aurais tant voulu t'accueillir et t'héberger avec ton papa et ta maman dans ma trop grande maison, te voir jouer et étudier avec mes enfants, t'apprendre le nom de nos arbres et de nos fleurs, te voir grandir et qui sait, un jour prendre soin de moi.
Je voudrais te dire ma colère devant l'inaction de nos gouvernants qui auraient pu aller te chercher avec leurs bateaux et leurs avions pour t'amener dans un pays où il y a tant de place dans les maisons, les villages et les villes. Mais vois-tu, ces chevaliers sont actuellement en campagne, occupés à ne rien faire et ne rien dire. Aujourd'hui tout ce que j'ai à t'offrir, c'est mon désarroi, ma peine, ma douleur, ma honte. Je te demande pardon. Demain, je trouverai bien le moyen de me rendre utile.
Michel Paradis, retraité, Québec