L'étalement urbain oublié

Dans le dossier du développement domiciliaire au nord de Québec, le seul argument discuté sur la place publique est la protection des sources d'eau potable. Or, la problématique de l'étalement urbain avec toutes ses conséquences à moyen et long terme est encore plus importante. 
En effet, un développement étalé entraîne une production considérable de gaz à effet de serre par les plus longs déplacements journaliers des banlieusards. De plus, en banlieue, les maisons sont plus grandes et consomment donc plus de ressources; les terrains sont plus vastes et nécessitent plus d'entretien. La possibilité d'utiliser les transports en commun est plus réduite. La deuxième auto et même la troisième deviennent «nécessaires».
Le choix de construire une maison en banlieue éloignée est très structurant, car c'est pour plus de 100 ans que ses conséquences se feront sentir. Par conséquent, je crois que cet argument de l'étalement urbain ne peut être oublié par les acteurs politiques dans le dossier du développement au nord de Québec.
Pascal Grenier, ingénieur forestier et biologiste, Québec