L'esprit du clocher

Plusieurs sont restés surpris lorsque Radio-Canada nous a annoncé que le clocher de l'église Saint-Sauveur penchait et devenait par le fait même dangereux.
Nous avons appris à ce moment-là qu'on ne pouvait prendre aucune chance et que toute une série de résolutions a été prise par des spécialistes ingénieurs, des représentants de la Ville et évidemment les autorités religieuses et les responsables du patrimoine.
Il est bon de se rappeler le rôle des clochers d'églises, surtout dans les petites villes et en campagne. On n'a qu'à se rappeler la fameuse peinture de Millet où l'on montre un couple s'arrêtant pour prier l'Angelus au son du clocher qui sonnait l'heure de midi. Le clocher d'église s'avérait le régulateur de la vie au moins dans les campagnes. Qu'il suffise de nommer les glas, les alarmes, l'heure des messes, des baptêmes ou des mariages. Et maintenant, les clochers sont-ils encore utiles ou nécessaires en ville? 
Pour une majorité encore chrétienne, il est bon que nos clochers nous rappellent encore les principaux événements et célébrations qui se font au nom de tous les chrétiens. Les clochers, par leur flèche, nous indiquent encore que la vie ne finit pas ici-bas et ils nous invitent à nous dépasser dans la générosité et la fraternité avec nos voisins. Ils nous rappellent que la vie humaine ne se vit pas uniquement à l'horizontale, mais qu'ils nous invitent à fraterniser dans la communion les uns avec les autres. Et pour toutes ces raisons, nous souhaitons que le clocher de Saint-Sauveur nous rappelle à tous, qu'à travers nos joies et nos peines, nous sommes invités à participer aux principales fêtes et événements qui surviennent dans notre quartier.
Justin Trudel, Québec
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Des affiches injustifiées
À l'ère des médias sociaux et des différentes plateformes électroniques, je trouve archaïques et injustifiées les affiches des candidats pour une élection, que ce soit au fédéral, au provincial ou au municipal. Ce principe de publicité n'a plus sa place et représente une pollution visuelle. Le gouvernement prône les saines habitudes écologiques partout, alors pourquoi les politiciens s'accorderaient-ils le droit de sortir du rang lors d'une campagne électorale? Les vertus sont-elles à géométrie variable? Allez, nous voulons de la rectitude de la part de ceux qui l'enseignent, svp.
Michel Beaumont, Québec