La députée de Vachon et candidate dans la course à la direction du Parti québécois, Martine Ouellet.

Les vertus de Martine

La candidate à la direction du Parti québécois (PQ), Martine Ouellet, prône fermement le rayonnement du français comme unique langue officielle au Québec. Il n'y a pas de voeu plus propre et plus blanc pour une politicienne du PQ qui, manifestement, devra nager dans un océan de vertus pour y parvenir.
De toute évidence, cette intention, à la fois théorique et politique, se rapproche des fantasmes du Saint-Graal québécois. Mais ce rêve, très légitime, proposé par Mme Ouellet ne peut magiquement franciser les zones linguistiques ciblées dans la région de Montréal. Le mal est-il déjà trop profondément implanté chez les allophones québécois? Malheureusement, je crois que oui. Par contre, à la faveur de Mme Ouellet, députée de Vachon, la génération émergente serait une excellente clientèle face à son projet et permettrait ainsi d'obtenir des gains d'efficacité. Recourir à la clause dérogatoire de la Constitution qui permet à une province d'adopter une loi dérogeant à certains articles de la Charte canadienne des droits et libertés serait, à mon avis, un constat d'échec. Oui, pour monter au pinacle, Martine aura besoin de ses vertus, surtout la foi et l'espérance.
Michel Beaumont, Québec