Les véhicules mastodontes aux heures de pointe

Pourquoi tolérer que des véhicules énormes, de toutes sortes, du domaine privé et même de la Ville, circulent aux heures de pointe, ralentissant la circulation et augmentant le stress et un certain niveau de rage au volant? Sans oublier le temps perdu, les coûts afférents et les risques accidentels. L’administration de la ville devrait passer un règlement pour que ces gros véhicules circulent avant ou après les heures de pointe pour désengorger le trafic. Ceux-ci créent des goulots d’étranglement perturbants et ne devraient pas avoir place dans les artères principales aux heures de pointe. Ce phénomène n’est pas nouveau et demeure une calamité pour tous les autres véhicules de taille normale. Cela demande des études et la Ville est parfaitement qualifiée pour les entreprendre.

Maurice Bernard

Québec

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ON EST CHEZ NOUS

En réaction au Point de vue «Terrains de la Défense nationale: le maire a raison» de Gilles Drolet paru le 30 janvier

Le Conseil de la nation huronne-wendat veut acquérir les 123 000 mètres carrés propritété du ministère de la Défense nationale et actuellement vacants. À sa lettre d’opinion portant sur les terrains de la Défense nationale, M. Gilles Drolet rappelle que le maire de Québec a raison d’affirmer à propos des terrains de la Défense nationale: «On est chez nous». Le maire soutient que ce terrain revient à la Ville de Québec. Si le Maire appartenait aux Premières Nations, il dirait plutôt: «on pourrais-tu se faire remettre les terres qu’on s’est fait voler par le Roi de France, les Jésuites et toute la gang de Blancs venus d’Europe?». Il ne s’enfargerait pas avec tous les traités signés en mars 1651, de l’intervention du Jésuite Paul Le Jeune qui voulait regrouper ces peuples errants pour mieux les évangéliser, de la revendication de Sillery par des Hurons de Wendake en 1637 et en 1651. Finalement, en 1690 il n’y a plus de peuples errants à Sillery. Les Jésuites les ont tous rapaillés, les ont baptisés, ont voulu en faire de bons chrétiens et, pour se récompenser, deviennent propriétaires de la Seigneurie en 1702. Les Premières Nations se sont fait piéger par ces Blancs venus d’Europe qui les ont séduits avec de l’alcool, des miroirs et toutes sortes de bricoles. De sages et paisibles nations, les premiers occupants du territoire sont devenus de fidèles sujets du roi de France puis de la Reine.

Yvon Dubuc

Québec