Le départ des dernières soeurs Ursulines à l'automne 2018 tourne une nouvelle page de l'histoire de Québec.

Les Ursulines, sans mélancolie

Le départ des Ursulines du Vieux-Québec, dont on souligne la longévité historique, nous invite à réfléchir sur cette réalité incontournable de finitude qui nous habite tous.
D'autres communautés marquées par l'âge sont en mode de gestion de la décroissance. Ces femmes et ces hommes de prière abordent cette transition avec sagesse. Leur propos reflète une préparation de longue haleine, on le constate. C'est une ouverture sereine sur un avenir dont le sens est accessible par cet apprentissage à vivre en recherchant l'essentiel, semble-t-il...
On peut se demander quelle est la recette? Les Ursulines, établies depuis longtemps ici, dont la présence semblait résister à l'usure des siècles, décident de tourner la page, d'écouter la voix du départ. Une décision réfléchie, éclairée. Nous en sommes les témoins un peu bouleversés, par cet exemple qui porte à réfléchir sur la mouvance des êtres et des choses et d'en saisir toute la portée. Une leçon d'être authentique avec sa limite. Jouer son rôle, mais être prêt à partir sans mélancolie ou morbidité. Le départ des Ursulines illustre cette dimension humaine.
Douglas Beauchamp, Québec