« Dans un métier «normal», quand le patron veut vous faire travailler davantage d’heures, il vous le demande en vous payant en taux et demi, en avantages sociaux, en primes (voir «médecins» et «jaquettes»). Pourtant, quand il s’agit des préposées aux bénéficiaires, on ne demande pas, on exige. », estime l'auteure.

Les préposées, éternelles oubliées

Dans un métier «normal», quand le patron veut vous faire travailler davantage d’heures, il vous le demande en vous payant en taux et demi, en avantages sociaux, en primes (voir «médecins» et «jaquettes»).

Pourtant, quand il s’agit des préposées aux bénéficiaires, on ne demande pas, on exige. Vous avez une vie, des enfants à ramasser à l’école, des rendez-vous à honorer? Oubliez ça. Vous êtes PAB, vous avez une vocation, vous ne pouvez pas laisser vos résidents comme ça, où est votre humanité, voyons donc... Pourquoi se donner la peine d’améliorer les salaires et les conditions de travail quand on peut se contenter d’exiger?

Nous ne sommes plus en 1900, nous ne sommes plus des religieuses qu’on peut exploiter à tout vent. Le gouvernement et l’administration ont eux-même créé un problème en refusant de rendre notre métier attrayant, et nous sur le plancher devons vivre tous les jours avec les conséquences de leur choix. Ce sont nous qui tous les jours devons courir sans fin pour donner un minimum de services à des gens qui attendent, avec raison, beaucoup mieux de nous.

Et vous voudriez, en plus, que l’on paie le prix de votre mépris en temps supplémentaire obligatoire? Non merci.

Kathryn Fortin, PAB, Québec