Les occasions manquées

Quand j'ai appris que la gouverneure générale désignée, Julie Payette, avait présenté le groupe québécois Beau Dommage presque entièrement en anglais au gala du Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens (PACC) à Toronto, samedi soir dernier, j'ai pensé aux occasions manquées.
Parler dans les deux langues officielles dans les événements publics et lors des célébrations favorise l'épanouissement culturel et la compréhension commune entre Canadiens. Cela nous permet aussi d'apprendre l'un de l'autre et donne à tous le sentiment d'avoir leur place et de se sentir respectés.
J'espère que les chefs de file canadiens réaliseront l'importance de ces moments pour affirmer que les langues officielles font partie de notre identité nationale. Que ce soit à un gala à Toronto, lors d'une présentation devant des groupes communautaires ou à un important événement national, les chefs de file ont une occasion unique d'aider à bâtir un pays plus fort et plus inclusif, et ce, chaque fois qu'ils prennent la parole en français et en anglais.
Ghislaine Saikaley, Commissaire aux langues officielles par intérim, Gatineau
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CAQ ou PLQ...
Nathalie Normandeau invite ses auditeurs à se méfier de Philippe Couillard et de voter pour la CAQ. Pourtant, la candidate caquiste est une ex-attachée politique du ministre Dupuis. Nous savons tous que la magouille libérale se passe bien plus au niveau du personnel des députés et ministres. À se demander si les magouilleurs vont se joindre à la CAQ pour repartir sous un «nouveau nom».
Eric Barnabé, Québec
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Au-delà du papier
Les médias écrits ont diversifié tant leurs contenus que leurs modes d'opération. Les journaux ne constituent donc pas quelque chose de «désuet». Leur personnel informant en profondeur et avec précision s'avère plus nécessaire que jamais. Comme le stipulait l'antique Sagesse, «l'ouvrier mérite son salaire». Comment accepter que le travail des journaux se voit pour ainsi dire «piqué», pillé n'importe comment, par n'importe qui, sans redevances, compensations ou reconnaissance?
Denis Beaulé, Montréal